B ii e n v e n u e - D a n s - L e - M o n d e - D e s - D ii e u x - A s ii a t s - * b a f * - (( H u a n y ii n g ))

B ii e n v e n u e - D a n s - L e - M o n d e - D e s - D ii e u x - A s ii a t s - * b a f * - (( H u a n y ii n g ))
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CONICHUAAAAA *baf*
(( Moi et l'chinois japonais coréen =/ ))


Bon. Il était une fois, une jeune fille prénommée Sally, qui était fan d'une autre jeune fille prénommée Mio. La première adorait le style d'écriture de la seconde, l'adulait presque (( ça f'ra 2¤ s'teplai v_v )) et, dans un grand moment de folie (( pour pas changer mouahahahaha )), elle lui demanda de faire une fiction remplie de beaux gosses asiat's, ce à quoi répondit Mio "EVIDEMMENT" (( mot pour mot v_v )). Après moult et moult pseudos, sous pseudos et j'en passe de "ELLE A DIT OUI" (( parce que "evidemment" ça veut dire oui =/ )), elles se décidèrent à agir et, en hommage aux pauvres pandas qui meurent de faim chaque heure (( 3615 PANDA, donnez vos bambous pour Maxou & Jason siouplaiii T______T )), appelèrent leur saint blog panda-x-powa. Il fut ensuite question de l'histoire, totallement farfelue (( un peu comme les créa' en fait *baf* )), et c'est ainsi que naquit PXP (( en abrégé mouahahaha )), pour (( vous l'avouerez volontiers )) votre plus grand bonheur.


M'enfin. L'histoire ? Mio & Sally, deux filles totallement barjo, vivent des aventures aussi farfelues qu'elles, dans le pays du soleil couchant (( ouais j'ai failli dire du soleil levant mais c'est l'Japon ça XD )). Avec, au menu, des pandas (( oh yeah XD )), des beaux gosses (( PLEIIIIIN *bave* )) et des magnifiques filles (( nous quoi =/ )).


Sur ce, nous vous souhaitons une agréable lecture v_v. Le premier article sera rédigé par Mio (( que j'aime <3 mouahahaha )) et les MAJ seront alternées entre les 2 créas.



Sally & Mio



+ de Mio ?
----Bleu-Marina
----Dark-Japan
----Viva-LasVegas



+ de Sally ?
----Flavor-Life
----Hoshi-x-Chan





Sally, tu m'gênes là --' xD
et n'oublions pas que la fanitude
est largement réciproque
t'inverses un peu les rôles j'crois --' mdr



:
:

# Posté le mercredi 28 mars 2007 16:09

Modifié le lundi 30 juillet 2007 08:20

C h a p i t r e 1

C h a p i t r e   1
.




Une pluie lourde et poisseuse crachait son orage sur Paris. Les éclairs qui zébraient par instant le ciel noir et la chaleur suffocante ajoutaient à l'atmosphère électrique. Pas vraiment le temps à mettre un clochard dehors, même si on en voyait quelques-uns qui rôdaient, chassés des sièges de métro.

P
eut-être que l'ambiance si particulière y fut pour beaucoup dans la suite des évènements. C'était une de ces nuits qui semblent vous dire qu'il est temps de faire souffler un vent de changement dans votre vie.


************



Un
e adolescente marchait, seule, de la démarche hésitante de quelqu'un qui ne sait pas où aller. L'eau acide dégoulinait sur ses cheveux blonds, ses converses bleus ciel s'imbibant des flaques omniprésentes. Comme d'habitude, elle avait perdu dans un coin de sa chambre la capuche amovible de son manteau. Dans sa chambre... à Montpellier. Pas ici. Ici, ça ne pouvait pas être son "chez elle".

Les mains dans les poche
s, elle fit courir ses doigts pour tâtonner ce qu'elle pourrait trouver à l'intérieur. Une carte de cantine, des tickets de métro vieux de plusieurs jours, un baladeur mp3, des feuilles en tout genre, un vernis à ongles, son porte-monnaie, une barrette, et bien sûr l'indispensable portable. (Waouw). Elle finit par sortir ce dernier, le retourna dans tous les sens avant de se décider. Elle l'ouvrit et parcourut machinalement son répertoire jusqu'à la lettre "S". Son dernier recours sur Paris...

Elle appuya sur la touche verte
d'une main tremblante. De froid plus que d'autre chose. Du porche sous lequel elle s'était abritée, elle regardait la pluie tomber violemment devant elle.



-
Allô ?



Soupir de soulageme
nt. Elle était là.



- Sally, c'est Mio...
-
Mio ! Qu'est-ce qui t'arrive ? T'en as, une drôle de voix...
- J
'me suis disputée avec mère-grand, j'suis à la rue là...
- Q
UOI ? Sous la pluie ?
- Ouais...
- Mais qu'est-ce
qui s'est passé ? Bon, enfin, il faut d'abord que tu viennes te mettre à l'abri. T'es où, là ?
- Ben,
dans le coin de Saint-Cloud...
- Très précis --'
. Bon, attends, je vais te dire où est chez moi xD. C'est à Orly, t'arriveras à te débrouiller pour venir ?
-
Sally... J'suis pas bègue, non plus --'
- On sait jamais xD. Si t'as un problème, tu m'appelles, okay ?
- Ouais.
- A tout à l'heure, ma Mio.
- A toute. Et, Sally...
- Hm ?
- Merci.
- ^u
^




Mio raccrocha, le coeur un peu plus léger. Elle retourna courageusement sous la pluie battante afin d'atteindre la gare la plus proche, celle de La Celle-Saint-Cloud, où elle prit un train de banlieue en direction de Saint-Lazare, désespéremment vide. Comme s'il n'y avait plus qu'elle qui respirait dans un rayon de plusieurs kilomètres.


Après une demi-
heure de trajet qui l'avait fichue au bord du coma, elle marcha à nouveau. Quelques âmes égarées erraient encore dans les rues tandis que d'autres consciences, plus raisonnables, s'engouffraient dans les bouches de métro béantes, dans l'espoir de trouver un refuge précaire entre les machines poinçonneuses et les publicités pour un frigo. La jeune fille s'engonça frileusement dans le col de son manteau. Elle resta un moment bloquée devant un plan des lignes qui la laissait béate de contemplation. (superbe phrase, qui ne veut par ailleurs rien dire ><) C'était beau, c'était coloré, mais comment ça se lisait ce machin ?


Désabusée,
Mio décida d'opter pour une ligne qui SEMBLAIT être la bonne. Les chaises en plastoque espacées chacune de plusieurs mètres lui tendaient les bras. Elle attendit un bout de temps sur le quai. Levant les yeux, elle aperçut le panneau aux chiffres rouges lumineux qui indiquaient au citoyen combien de temps il lui restait à trépigner là, dans ces souffles d'air chaud étouffants.


Elle pl
issa les yeux en signe de scepticisme (et de myopie --'). Maintenant on renseignait le brave contribuable sur le nombre de minutes qu'il faudrait patienter, c'est vrai ça enfin, avec les impôts qu'on paye ! Mio vit des regards rivés sur les chiffres, hagards, paraissant s'y accrocher comme à des bouées. Comme si parce qu'ils les fixaient intensément, les minutes allaient miraculeusement s'égrener plus vite et que le métro, bousculé par les cadrans, allait s'affoler et foncer vers sa destination. Mais les chiffres ne bougeaient pas. Imperturbables. Du haut de leur panneau, ils paraissaient narguer les quelques péquenots, Indiana Jones des temps modernes, qui étaient sortis braver la pluie et regrettaient désormais amèrement cette intrépidité.



La joie, quoi.



Sur
son siège de fortune, l'adolescente pensa à sa vie depuis son arrivée, cette année, à Paris.


Quelle n'avait pa
s été sa joie de recevoir les résultats de son admission en prépa : le prestigieux lycée Victor Duruy l'accueillait dans son hypokhâgne ! Mio raffolait des matières littéraires, elle avait bien l'intention de réussir le concours Sciences Po et d'apprendre le chinois. Tant de projets. Où en était-elle maintenant ?


Tout ça, c'était la fau
te de sa grand-mère, pis accessoirement de ses parents aussi. Vivre pendant un an dans l'appartement froid et parfait de mémé, c'était un pari qu'elle avait décidé de surmonter, mais ça s'avérait bien plus difficile que tout ce qu'elle imaginait.

Le lit e
n bois moulu qui craquait, le shampooing pour bébés, les commérages de la vieille radoteuse, les repas funestement légers, elle avait tenu le choc. Mais pas Internet, là, c'était trop. Et encore, s'il n'y avait que ça... Ballot qu'elle n'ait pas la patience de supporter les déblatérages de sa grand-mère, sa manie de toujours changer les assiettes pour le yaourt et de lancer le lave-vaisselle après chaque repas, alors qu'il ne contient que deux exemplaires de chaque couvert... Et le Sahel qui crève la soif, elle y avait pensé à ça, hein ? La chaleur du sud qui lui manquait, à Mio, ses amis, tout ça... Et puis cet appartement, ce maudit appartement... Si grand, si triste, si... vide. De quoi devenir dingue.


C'
est ce qui venait de lui arriver, ce soir-là. A cause d'un stupide malentendu, sa grand-mère l'avait engueulée plus que ce qu'elle aurait dû - elle était bouchée, comprenait tout de travers... Alors Mio était sortie de ses gonds. Elle avait piqué une telle crise que le dentier de mémé en était tombé dans le potage à l'oseille. La jeune fille avait pris son manteau et claqué la porte derrière elle. Basta.




Voilà pourquoi elle se
traînait dans Paris à 23h34 en quête d'un abri pour la nuit. Un vacarme assourdissant la fit sortir de ses pensées, tandis que le 1 scintillant du cadran noir était remplacé par un 0. Si c'est pas beau, le progrès.



************




Mio était tellement dans les va
pes que ce n'est que deux stations plus tard qu'elle réalisa enfin son erreur. Elle était sur la mauvaise ligne. Elle haussa les épaules, se disant qu'elle trouverait toujours un moyen de regagner Orly.


Plusieurs essais e
t quelques arrêts plus tard, elle était définitivement perdue. Elle s'assit un moment sur une chaise, désespérée. Les larmes lui montaient aux yeux. Elle était trempée, elle avait froid, sommeil et faim. Ses nerfs lâchaient. En général, ce qu'elle faisait dans ces moments-là étaient de penser à Maxou et de se dire qu'elle avait connu des temps plus durs à l'époque où elle côtoyait cet infâme individu ><. Mais là ça ne marchait pas. La tête de cet empaffé disparaissait dans le grondement des rames de métro.

E
t elle n'était pas au bout de ses peines...



- Bonsoir, ma belle !
- Mais qu'est-ce qu'on fait
dehors à cette heure-ci ?



Mio releva brusquement la tête. Elle redoutait ça depuis un moment. En face d'elle, trois clodos puant l'alcool la reluquaient en ricanant. Elle s'efforça de prendre une voix assurée. Ne pas amorcer de conflit, surtout.


- J'ai rendez-vous...
- A c't'heure ?
- J'crois q
u'on t'a posé un lapin, ma belle...



La jeune fille senta
it qu'elle n'arriverait pas à garder son calme. Ce n'était pas le jour. Si celui-là continuait à l'appeler “ ma belle ”, il allait se prendre une de ces bouffes. Et ça lui rappelait si désagréablement Maxou...



C'est là qu'
IL arriva. Son sauveur, son dieu. Mais il ne le savait pas, c'était juste un voyageur fatigué qui n'aspirait qu'à regagner son hôtel ou que sais-je encore. Qui n'avait rien demandé à personne. Il s'arrêta à la limite du quai et attendit sans prêter attention aux clodos et à l'adolescente blonde un peu plus loin.


Mio n'avait pas loupé son arrivée, elle. Elle saisit sa chance, et bondit soudain de son siège devant le regard intrigué et trouble des trois alcoolo.



- Oh, chéri, enfin tu es là !



Elle se p
récipita alors vers le nouvel arrivant, qui se retourna, éberlué. C'était à lui qu'on parlait ? La jeune fille, qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam, vint agripper tendrement son bras.



- Je t'ai attendu...



Les yeux du
voyageur allèrent de Mio aux clochards, des clochards à Mio. Il ne lui en fallut pas plus pour comprendre la situation. Il prit l'adolescente par la taille en souriant.



- Je suis désolé, j'ai été retenu au boulot...



Il
s'arrêta, un peu surpris, en voyant la blonde le fixer comme si elle avait vu la Vierge. Ses grands yeux vert gris étaient écarquillés. Est-ce qu'il y avait un problème ? Elle l'avait peut-être réellement confondu avec son mec, et comme maintenant elle l'avait en face de lui, elle réalisait son erreur...


En fait, cela n'avait absolument a
ucun rapport. C'était juste que Mio restait pétrifiée, hypnotisée, subjuguée devant tant de beauté. Le jeune homme devait avoir la vingtaine, c'était un asiatique, mince, aux traits fins et aux yeux légèrement bridés, très noirs. Un dieu. Pour un peu, elle serait tombée dans les pommes *huhu*. Fichtre. Comme quoi, tout ne pouvait pas être totalement pourri dans une seule soirée.



- Il y a un problème ? murmura-t-il, déstabilisé.
- Non... Non, aucun !



Le
tonitruant grondement du métro fit une admirable diversion dans cette pure scène de coup de foudre. Ils montèrent, les clochards restèrent sur le quai. Dans la rame ils s'assirent à côté, un peu gênés quand même. Mal à l'aise, aucun des deux n'osait parler. Au bout d'un moment, Mio se décida, parce que bon, dieu asiatique mis à part, elle était perdue elle.



- Heu..
. Excusez-moi, vous sauriez pas comment on va à Orly à partir d'ici ?
- Non
, je ne suis pas d'ici... Mais j'ai un plan, si vous voulez.
- O
h, moi les plans... --' Si vous m'aviez vu en course d'orientation dans ma garrigue natale, vous saisiriez le problème ><
- Ah, je vois... =). Attendez, je le sors. Voilà, alors nous on est sur...



Il
fronça les sourcils.


- Heu, en fait, on va exactement à l'opposé d'Orly... --'
- Rhâ, j'm'en douta
is ><
-
Regardez, il faut que vous alliez jusqu'à cette station-là et que vous preniez un train en sens inverse. Cette ligne, là... puis après vous rattrapez le RER et vous pourrez retomber sur Orly.
- Fi
ou... Merci en tout cas. Je sais pas ce que j'aurais fait sans vous.
- Vous voulez que je vous laisse
le plan ?
- Nan, c'est bon, vous en faite
s pas, j'me débrouille très bien.
- J
e vois ça... --'




L
a rame ralentit, et le jeune asiatique se leva sous le regard paniqué de l'adolescente (genre : “ Hein qui que quoi où qu'il va ? ”).



- Bon, moi je descends là. Ben... Je vous souhaite d'arriver à Orly.



Elle ne trouva rien d'autre à
répondre qu'un faible “ merci ”. Avant de descendre de la rame, il se tourna pour la regarder une dernière fois, avec ses cheveux trempés, ses grands yeux tristes, un peu paumée... Il lui adressa un sourire à faire tomber des citrouilles d'un poirier, si renversant que Mio faillit bien en basculer de son siège.



Puis
les portes se refermèrent derrière lui, et là seulement elle réalisa qu'elle ne le reverrait jamais.



************




Une heure plus
tard, Sally commençait sérieusement à s'inquiéter. Son amie n'était toujours pas là... Il était plus de minuit, il avait pu lui arriver n'importe quoi...

Elle en était à
attaquer le rose des ongles quand on frappa faiblement à sa porte. Elle bondit littéralement jusqu'à l'entrée pour ouvrir, et se retrouva face à une Mio apparemment déphasée totale, pratiquement en état de somnambulisme.



- Mio ? Qu'est-ce qui t'es arrivé ? T'as pas réussi à trouver ?
- Si, c'était fac
ile...




El
le s'effondra dans le canapé, endormie.












Alors ? xD
Bien sûr il se passe pas grand-chose, ce n'est que le début...
Mais j'espère que ça vous plaît tout de même ^w^

Besos


~ Mio ~

# Posté le vendredi 30 mars 2007 14:14

Modifié le dimanche 01 avril 2007 11:12

C h a p ii t r e - 2

C h a p ii t r e - 2
Sally sortit du bus en soupirant, et marcha rapidement jusqu'à son appartement. La journée de cours avait été épuisante. Comme les autres, d'ailleurs. Chaque jour était un défi pour elle, devant affronter les moqueries des autres pour ses fréquentations, ses fringues ou autre. Elle n'était qu'un pantin dans le lycée, une petite chose fragile qu'on pouvait casser à tout moment, mais qui devenait si forte quand elle passait les grandes barrières de la prison institutionelle (ça existe un truc comme ça ? (a)). Aujourd'hui, elle s'était endormie en physiques, avait répondu à la prof' de maths et s'était engueulée avec un ami à elle pour une histoire idiote, ameutant toute la population Carolienne (ouais, dans mon bahut on s'apelle les caroliens, allez savoir pourquoi =/). M'enfin. Elle rentrait enfin chez elle, épuisée mais heureuse de revoir Mio. Ca faisait plus de deux semaines qu'elle avait pris possession de sa chambre et de la moitié de son lit, n'allant plus en cours. La mère de Sally, en voyant la blonde si désespérée, avait accepté de l'héberger autant de temps qu'elle voudrait, attendrie par les supplications de sa fille.


Quand elle claqua la porte, Mio poussa un énorme grognement pour avertir son amie de sa présence dans sa chambre. Sally sourit et alla jusqu'à la pièce, s'affalant sur le lit en enlevant rapidement son gilet et en balançant son sac dans un coin. Elle resta plusieurs secondes dans cette position.


- J'suis allée voir dans ta boîte aux lettres aujourd'hui, dit Mio timidement.
- T'avais les clefs ? demanda simplement son amie.
- Euh... Nan, j'ai fait avec une pince à épiler et une épingle à cheveux. Mais... Y'a une lettre...
- Wow, j'aurais jamais deviné ! Ca vient de qui ?
- Ton bahut... J'ai pas osé l'ouvrir mais, d'après moi, c'est ton bulletin...


Brusquement, comme si elle avait retrouvé toutes ses forces, la jeune brune se redressa et prit la lettre des mains de son amie. Bien sûr, son bulletin... Elle l'avait oublié, avec l'arrivée de Mio. Elle contempla l'enveloppe, les yeux écarquillés, comme si elle voulait transpercer la lettre pour lire les notes et les appréciations.


- Tu devrais pas l'ouvrir ? tenta Mio.


Sans répondre, Sally tourna l'enveloppe et l'ouvrit lentement, sortant la lettre soigneusement pliée en trois. Elle s'enfonça plus loin dans son lit, gigotant, avant de l'ouvrir.


- Maths : 0,75. Histoire : 9,5. Anglais : 6. Physique : 3. SVT : 4.5. J'continue ? fit-elle, les larmes aux yeux.
- Les appréciations ? demanda son amie.
- "Aucun travail." "Trop de bavardages." "Aucune concentration.". Ils disent tous ça... PUTAIIIIIIIIIIIIIIIIIN !


Elle se laissa tomber en arrière et attérit sur son lit, les yeux embués. Mio la regardait, de la tristesse filtrant dans son regard vert/marron. Les larmes coulaient toutes seules, roulant sur les joues de Sally, humidifiant les draps propres. Soudain, elle se releva et fixa son amie.


- Il faut partir, lâcha-elle.
- Euh... Hein ? balbutia Mio, prise de court.
- On doit partir, s'enfuir, avant que mes parents ne voient le bulletin.
- Pourquoi Ôo' ?
- Si ils le voient... Déjà, j'vais me faire défoncer... Et toi, tu vas devoir partir...
- PUTAIN FAUT QU'ON S'ENFUIT ! s'exclama Mio.
- Ouais...
- Mais où ?


Sally sembla réfléchir quelques secondes, avant de se lever en sursaut.


- EN CHINE !
- Euh... Pourquoi en Chine ? oÔ'
- Parce que c'est assez loin pour pas que mes parents me retrouvent V__v
- Ouais mais... Nan ! T'es malade ou quoi ? On peut pas partir en Chine ! On pourra rien payer, et puis j'sais à peine parler chinois, toi j'préfère pas imaginer, c'est à l'autre bout du monde...
- Oui, mais t'y es déjà allée, nein ?
- Oui, mais...
- Hinhin ! Tu pourrais nous guider ! Et puis imagine-toi, les vacances, plus de mémé, plus de notes, juste plein de chinois, et des...


Elle s'arrêta, laissant à Mio le temps de réfléchir.


- PANDAS ! s'exclamèrent-elles en même temps avant d'éclater de rire.


Après avoir discuté quelques minutes dans une rêverie flagrante, elles préparèrent quelques sacs, emmenant le strict nécessaire. Mio prenait déjà les affaires de Sally, trop petites pour elle, et les valises furent très vites faites. Quand la dernière fermeture éclaire fut fermée, la porte de l'appartement claqua. Les deux amies se regardèrent, effrayées, avant que Sally ne ferme brusquement sa porte en la vérouillant. Sa mère ne s'inquiéterait pas, elle avait l'habitude.


- Faut passer par la fenêtre... lâcha Sally.
- Nan mais t'es malade toi ! Tu veux qu'on s'tue ! On est au 2ème étage ! =/
- Mais nan ! Regarde, y'a des buissons ! J'ai déjà fait ça v_v.


Tout en parlant, elle avait balançé son sac par la fenêtre, qui s'écrasa au sol dans un bruit assourdissant. Tout en souriant, la jeune brune suivit le sac et tomba en plein dans les buissons, avant de se relever et d'épousseter ses vêtements.


- A toi ! dit-elle à Mio.
- Nan v_v
- Si !
- Nan Ôo'
- Siii !
- NAN T_______T
- Siiiiiiiii >____<


A contre-coeur, Mio passa l'une de ses jambes à travers la fenêtre. Elle trébucha, glissa, tenta de se ratrapper à la fenêtre sans succès, et tomba en étouffant un cri de douleur.


- Bah tu vois, c'était pas difficile v_v
- Hinhin >__<


Sally aida son amie à se relever, elles prirent leurs sacs et marchèrent quelques minutes avant d'arriver à l'aéroport. La brune se bénissait toute seule d'habiter aussi près d'un aéroport, bien que l'été les avions l'énervaient à passer juste au-dessus de son immeuble, si bien qu'elle s'imaginait toujours qu'ils allaient la percuter. Elles entrèrent dans l'aéroport, et Mio se dirigea aussitôt vers une hôtesse. Elle sortit sa carte d'identité, sa carte banquaire et demanda innocemment 2 billets pour le prochain vol en direction de Pekin. Après quelques minutes, elle revint auprès de son amie, tenant fièrement les billets en main.


- Comment t'as fait ? Ôo' J'suis pas majeure...
- Cherche pas, j'ai réussi c'est tout. Il part dans 20 minutes, on y va ?!


Elles s'enfoncèrent dans l'amas de gens pressés, impatientes de fouler le sol chinois.




P'tin j'suis pas fière de CA XD
Mio, tu m'en veux pas ? (a)
Tmtc comment j'ai galéré pour l'écrire, et finalement c'est d'la merde =/
Mais bon, j'devais bien amorcer l'voyage hinhin
Et Mio, si j't'ai fait souffrir dans cette scène, c'est parce que j't'aime <3
Qui aime bien chatie bien (a)


|| S a ll y ||

# Posté le dimanche 01 avril 2007 10:01

Modifié le dimanche 01 avril 2007 10:13

C h a p ii t r e 3

C h a p ii t r e  3
.






- Waaa, regarde comme c'est beau, tout a l'air tellement petit vu de là !
- Mio... T'as jamais pris l'avion ou quoi ? --'
- C'était pour meubler la conversation façon greluche. Fiou, prépare-toi, on va s'emmerder...
- Bah, je sais qu'je suis hyperactive, mais deux, trois heures je peux tenir...
- Sally... --' C'est... dix heures pour arriver à Pékin.
- Dix... QUOI ? DIX HEURES ? Nan, t'as dis dix quarts d'heure, c'est ça hein ?
- Nan >< Dix heures.
- Dix demi-heures ?
- NAN !
- DIX HEURES ?
- Ben... Ouais --'
- NAAAAAAAAN mais... j'vais pas survivre !
- Bah, quelques cacahuètes, aller aux chiottes toutes les demi-heures, on devrait tenir.
- T'es une survivor toi --'
- Le voyage, j'l'ai déjà fait... Aller-retour.
- C'était long ?
- Assez, ouais. Tu vois cet écran devant toi, et cette télécommande ?
- Ouais, c'est quoi, notre télé perso ?
- Ouais, dessus t'as un film qui passe en boucle, des clips musicaux qui passent en boucle, une playlist qui passe en boucle, et un jeu.
- Ah, c'est cool, j'vais m'occuper ^^
- Quand j'y avais été, le film qui passait en boucle c'était XXX, où le mec il fait du surf plus vite que l'avalanche, ranafoutre, c'est Vin Diesel donc l'avalanche elle peut toujours aller se rhabiller. Les clips musicaux, c'était Marc Lavoine et l'ot' là, qui couinaient sur la plage. La musique c'était Billy Crawford, t'sais, le mec à Lorie, et puis Asereje et compagnie. Les jeux, c'était genre : retrouve le chien rose dans le labyrinthe en poussant des cubes. Après m'être gouré quinze fois de bouton, explosé une dizaine de fois sur des mines, m'être fait bouffer par une vingtaine de stalactites voraces, j'ai tout cassé.
- Ah... --'
- B.
- >< Tu m'as eue.


Tandis que Sally commençait à vérifier avec angoisse ce que contenaient les programmes, Mio jeta un coup d'½il circulaire autour d'elle. Presque que des chinois qui rentraient au pays... Que des vieux hommes d'affaires ou des pères de famille. Rhâ la haine ><. Tout d'un coup, sans trop savoir pourquoi, elle repensa à l'inconnu du métro. Quelle coïncidence... Son c½ur bondit. Et s'il était là ?

Va savoir. Le hasard, des fois, joue des drôles de tour. Et puis, que faire d'autre pendant 10 heures que chercher un mec jaune avec des yeux bridés au milieu d'une centaine de mecs jaunes avec des yeux bridés ? L'occasion rêvée de faire un "où est Charlie" grandeur nature, les rayures en moins, ou bien son homologue anglais le "where is Brian". TIENS, et si elle l'appelait Brian, son asiat-qui-sait-lire-les-plans-de-métro-lui-au-moins. Ce mec était si parfait qu'elle serait prête à parier qu'il était capable de replier une carte routière correctement DU PREMIER COUP.

- Rhârg, Mio, le film c'est Taxi 4 !! Tu crois qu'c'est bien ?
- Honnêtement... NON.
- T'es sûre qu'ils vont passer que ce film en boucle tout le trajet ? T__T
- Certaine. Bon, moi je vais chercher Brian.
- Gné ? Alors ramène-moi des salsifis.
- Où est-ce que tu veux que je te trouve des salsifis ? --'
- Bah... dans la cuisine, avec Brian.
- J'dois rire ? --'
- J't'oblige pas ><. Nan mais, sérieux... Pourquoi Brian ? O_o
- Jt'expliquerai ptêt un jour...
- Rhâ ><.


Mio allait se lever mais Sally lui fit barrage de ses jambes.

- Dernière question... Ô.o c'est normal qu'on soit en first class ? T'es riche en fait, Mio xD
- Dis, Sally...
- Hmm ?
- Tu t'es pas posé la question de savoir comment j'avais une carte bleue à 17 ans ? --'
- Heeeeu...
- Avant que tu refermes la bouche, je t'apprends que c'est celle de mémé --'.
- QUOI ?
- Ouais, je sais, c'est pas bien de taxer les petites vieilles rentières pétées de tune...
- Et t'as le code ? Ô.o
- Bah ouais, elle a alzeihmer des fois, pour pas avoir un trou de mémoire elle l'écrit sur le moindre bout de papier qu'elle trouve.
- ... --'
- J'ai retiré un max à l'aéroport, je pense qu'elle va pas tarder à la bloquer quand elle va se rendre compte qu'elle a disparue.
- Mio, j'te pensais pas si... si...
- Crochue ? --'
- ... méchante !
- Mais non. Juste matérialiste invétérée. Ca doit être mon côté S qui ressort... Ironie. Laisse-moi passer, jt'en supplie T___T j'commence à avoir envie de faire pipi ><.


Sally replia ses jambes de façon à laisser son amie atteindre l'allée centrale. C'était quoi cette histoire de Brian ? Des fois Mio divaguait quand même, elle faisait même vaguement autiste par moments... Enfin. Elle appuya sur tous les boutons de sa télécommande, l'air blasée. Tout était nul, ils avaient vraiment sélectionné les clips les plus nazes, les chansons les plus nazes du moment. La loose.

Elle fouina dans le sac de Mio, finit par sortir le manuel de conversation franco-chinois acheté en vitesse à l'aéroport. Après tout, elle n'avait rien d'autre à faire.

Après avoir fait minutieusement la fouille de l'appareil, Mio fut convaincue que le hasard, c'était d'la merde. Et que Brian était n'importe où sur terre, excepté dans l'avion. Déchéance, désespérance --'. Et retour au siège sur lequel elle se laissa lourdement tomber.

- Qu'est-ce que tu fais, Sally ?
- Je fais des claquettes sur l'Himalaya, ça s'voit pas ? J'essaye d'apprendre le chinois, mais c'est trop duuuur ! Comment tu fais, toi ? --'
- Il suffit d'avoir un peu de patience, et d'avoir appris un minimum le pinyin. De toute façon, si on arrive à dormir, et il vaudrait mieux pour le décalage horaire, le voyage passera plus vite.
- T'avais dormi à l'époque ?
- Je te donne le contexte : j'étais en 4ème, donc jeune et insouciante, sur vitaminée, et j'allais en Chine pour la première fois, ET y avait ma s½ur avec moi. Donc, autant dire que non, j'ai pas fermé l'½il une seconde.
- Surtout que c'est chaud de dormir en avion --'
- Un peu mon n'veu.
- Dis, tu voudrais pas qu'on échange de place ?
- Jamais dl'a vie, même si tu me payais !
- Maaais j'veux voir la Chine du dessus >< Tu l'as déjà vue toi !
- Erreur fatale, je ne l'ai PAS vue ! C'était ma s½ur qui avait taxé la place à côté du hublot T__T. Elle s'extasiait toutes les deux secondes : waaa la Sibérie, waaa la Grande Muraille !
- Elle a vu la Grande Muraille ? O_O
- Bah, on la voit de l'espace, alors pourquoi pas d'un avion ? Elle était en extase, mais ma mère voulait pas la croire. Et elle trépignait : mais maman, regarde, c'est la Grande Muraille là, ouaaaa !
- Ta mère, elle a dit quoi ?
- Mot pour mot : ferme-la et dors.
- --'


Après 10h de trajet, de nombreux trépignements, des bouts de Taxi 4, de la sauce du repas écrasée par terre, de la chourave de cacahuètes, quinze verres de coca (chacune), une trentaine de passages aux toilettes, des exclamations admiratives : "ouaaa la Grande Muraille !", "dégaaaage, j'veux voooir !", quelques bastons, deux secondes de sommeil, trois mots chinois appris, Mio et Sally posèrent leurs pieds épuisés sur le sol de Pékin.

Enfin, Mio commença par la tête, elle avait loupé une marche en descendant de l'avion.










Voilà, je suis pas contente de ce que j'ai fait, mais bon T___T
Je me suis pas mal servi de mes expériences personnelles --' sauf la dernière phrase hein xD

L'histoire se structurera un peu plus maintenant qu'on est arrivées à Pékin (enfin, je l'espère --')

~ Mio ~

# Posté le mardi 03 avril 2007 06:02

Modifié le dimanche 08 avril 2007 13:01

C h a p ii t r e - 4

C h a p ii t r e - 4
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Pékin. Enfin, elles étaient à Pékin. Assommées par le décalage horraire, les deux amies s'engouffrèrent dans le premier taxi qu'elles trouvèrent. Le conducteur était un pékinois (wow, quelle surprise --'), âgé d'environ cinquante ans, bien en chair, une moustache ornant son visage plein de rides et de sueur (miam). Sur la place du passager, une pile de vêtements sales étaient entassés, sur laquelle trônait un reste de fast food rapidement englouti entre deux courses au travers de la ville. Les deux jeunes filles remarquèrent à peine l'odeur pestilentielle qui émanait des chaussettes imbibées de sueur du chauffeur, se propageant dans tout le taxi.


- On voudrait aller dans un hôtel de luxe 'siouplai, dit Sally, épuisée.


L'homme lança un regard dans le rétroviseur, pour vérifier qu'aucun fou ne fonçait vers lui, et entama une manoeuvre pour atteindre une route menant au centre-ville. Pendant plus de dix minutes, Mio somnola, la tête contre la vitre pleine de graisse, tandis que Sally s'était inconsciemment étalée sur elle et commençait déjà à ronfler. Enfin, le taxi s'arrêta et le chauffeur réveilla les jeunes filles par des petites tapes sur les joues. Tandis que Sally grognait et ouvrait un oeil, Mio sursauta et failli sauter au cou de l'homme qui la frappait de plus en plus fort. Quand les deux amies eurent repris leurs esprits, elles jetèrent un regard au-dehors pour faire face à... une épicerie.


- Non, on a dit hôtel de luxe --', grogna Sally en soupirant.


Le chauffeur se contenta de hausser les épaules, pour leur faire comprendre que lui-même ne comprenait pas un mot de leur langue. Calmement, Mio répéta la phrase en anglais.


- We would like to go to a luxurious hotel, dit-elle dans un anglais presque parfait.


Mais le visage de l'homme ne changeait pas, il avait toujours ce stupide regard vide et ce crâne presque chauve hideux. Alors, impatiente de trouver un lit confortable autre que les genoux de Mio, Sally agita les mains en déballant des mots dans toutes les langues qu'elle conaissait : Français, anglais, allemand, espagnol.


- Quieramos ir al hotel, zimmer für sleeping, bitte, wiel on est fatiguées ! s'exclama la jeune brune.


Maintenant, le chauffeur souriait béatement, amusé des cabrioles qu'exécutaient les mains de Sally. Grognant plus fort encore, elle se laissa tomber sur le siège, sur lequel traînait un vieux tee-shirt où quelques tâches de sauce à l'ail se laissaient appercevoir. Mio, elle, sortit le guide chinois/français qu'elle avait acheté à l'aéroport et tourna rapidement les pages à la recherche des pubs qu'elle avait vu quand elle était dans l'avion. Quand elle trouva enfin la photo d'un immense hôtel, elle la brandit sous le nez de l'homme en hurlant presque.


- C'est là qu'on veut aller... LAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!


Enfin, le chauffeur ouvrit la bouche. Il déballa, à une vitesse hallucinante, des phrases toutes plus incompréhensibles les unes que les autres. Exaspérée, Sally bondit et se planta près de l'homme, arrachant la photo des mains de Mio.


- Eh m'sieur, on t'comprends pas C'EST CLAIR ?! >________< Alors maintenant, tu nous emmène LA et tu FERME TA GUEULE DE PEKINOIS PAS LAVE OKAY ?!


Un long silence prit possession du taxi puant, durant lequel l'homme sembla chercher dans sa courte mémoire embuée où il avait bien pû appercevoir un hôtel comme celui-là. Enfin, il sembla comprendre, et se remit en route. Sally et Mio se lançèrent un regard inquiet : où allait-il encore les emmener ? Ils roulèrent une vingtaine de minute, la peur au ventre de se retrouver dans un quartier démuni, de peur de voir la pauvreté de leurs propres yeux et de ne pas être en mesure d'aider les pauvres enfants qu'ils croiseraient, restant inutiles face à leurs sourires jaunes. Quel ne fut pas leur soulagement quand elles s'arrêtèrent devant un immense hôtel !


- Merci ! s'exclamèrent les deux jeunes filles dans un souffle.


Elles descendirent rapidement du taxi, attrapèrent leurs valises et donnèrent de l'argent au chauffeur. Ce dernier les compta, et en redonna la presque totalité à Mio.


- Hein ? Non ! Pour... vous !!! VOUUUUS !!! fit-elle en le montrant du doigt.


Mais déjà, il partait, leur lançant un dernier au revoir avant de disparaître dans la nuit qui commençait déjà à assombrir les rues pékinoises. Les filles prirent leurs sacs et entrèrent dans l'hôtel.


- Tu crois qu'il nous aimait bien ? demanda Sally.
- Tu t'fous d'ma gueule ? --' On l'a limite insulté pendant une heure...
- Bah... Il a quand même refusé presque tout ton argent !
- Oui mais... Oui... T'as raison. P'tête il nous kiffait... C'est possible après tout... On est tellement...
- Belles...
- Irrésistibles même !
- Au moins !


Rapidement, elles prirent une chambre, et Mio déballa des dizaines de billets chinois qu'ils avaient échangé préalablement à la banque de l'aéroport. Leur chambre se situait dans les derniers étages, et elles montèrent rapidement dans l'ascenceur. Il était grand, luxueux, et les étages défilaient rapidement sur le cadran, qui rappelait vaguement à Mio celui qu'elle avait vu à la gare quelques semaines auparavant. Soudain, l'ascenceur émit un grincement et se stoppa. Sally maugréa.


- Ah nan ! NAAAAAN !!! Y'a pas de beau jaune dont le prénom commence par un M, un yankee qui n'obéit pas à la taille asiatique avec moi DONC NON !!!
- Euh... Sally... Ca va ?
- NOOOOOOOOOOOOON ! hurla-elle.
- Calme-toi...
- NOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !!!!! continua-elle.


Furieusement, elle commença à taper sur les murs de l'ascenceur, en hurlant des "noooooooooooooon". Enfin, après quelques interminables secondes où Mio tentait de raisonner Sally, il se remit en marche et elles soupirèrent de soulagement. Les portes s'ouvrirent et les deux jeunes filles sortirent précipitamment, leurs valises arrivant plus tard. La blonde bousculla la brune, qui bouscula un jeune asiatique qui attendait l'ascenceur. Mio se retourna et se stoppa net.


- Ascenceur... Bloqué...
- Ce qu'elle veut dire, tenta de rattrapper Sally qui ne comprenait pas, c'est que vous ne devriez pas prendre l'ascenceur, parce qu'il s'est bloqué quand on était dedans.


L'asiatique sourit sans quitter Mio des yeux, s'amusant de son trouble presque palpable. Enfin, il rappuya sur le bouton et le deuxième ascenceur ouvrit ses portes, pendant que l'homme s'engouffrait dedans. Le bloquage de la blonde ne se stoppa que quand les portes se furent refermées.


- Brian... C'ETAIT BRIAN !!!!! hurla-elle. Sally, vient, faut prendre les escaliers, si on a d'la chance et de bons poumons on peut le rattrapper et...
- Hein ? C'est qui Brian ?
- MAIS C'EST BRIAN J'TE DIS !!!!


Elle tira la main de Sally mais cette dernière se contentait de la lorgner, moqueuse.


- Il a un parapluie au moins ? v____v
- Sallyyyyyyyyyyyyyy >__<
- Hinhin (a). Viens, on va dans la chambre.
- Mais mais... BRIAAAAAN T_______T
- Bah Brian il attendra dans la cuisine mouahahahahaha.


{ ... }



Sally était affalée sur son lit, appuyant sur la télécommande pour changer de chaîne (en même temps, on peut faire quoi d'autre avec une télécommande hinhin --'), pendant que Mio se séchait les cheveux dans la salle de bain. Soudain, Sally hurla.


- MIOOOOOOOO !! VIENS LA TOUT DE SUITE !!


Intriguée, la jeune fille rejoignit son amie et ouvrit les yeux ronds devant la télé. Bien qu'elles ne comprennent pas ce que la présentatrice disait, les images parlaient d'elle-même. Des pandas étaient recroquevillés sous un arbre, les petits cachés derrière leur mère, pendant que des chinois tenaient des lances électrisantes dans leur direction. Sally et Mio se tournèrent l'une vers l'autre et lâchèrent dans une même voix :

- Il FAUT faire quelque chose.









Hinhin... Vous aimez ? (a)
J'en profite hinhin, vu qu'j'vais en cours demain
ALORS QUE J'SUIS MALADE COMME UNE CHIENNE
(( Et que même avec ça Brian m'embrasse pas mouahahaha ))
Au fait, t'inquiètes mein Mio, te suicide pas, il va te remarquer...
UN JOUR ! MOUAHAHAHAHAHAHAHA
J't'aiiiiiiiiiiiime <33
(( Un pourcentage de variation : valeur finale moins valeur initiale divisé par valeur initiale fois 100. Facile nan ? ))



|| S a ll y ||

# Posté le mardi 03 avril 2007 16:29